DON’T STOP

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Rest in peace Garry ‘Diaperman’ Shider (1953-2010)
Dimanche prochain, j’aurai l’immense privilège de partager l’affiche de Couleur Café avec Clinton et Funkadelic.
Rendons hommage à ce pillier du P-funk avant que le groupe ne se rende à ses funérailles le lendemain à Washington.

Mata monte we got you!
cause the PEE party don’t stop

20 June 2010                    by Baloji

BLOGNOTE 17 RISQUES ET PERILS

cover moustique
Petit retard dans mes blognotes suite à une coupure de ligne par Base (opérateur téléphonique) car mon crédit roaming en data est de 90 Mb  (j’ai droit en Belgique  à 500 Mb par mois). La facture est sévère et nous allons chercher à solutionner le problème avec leur service “risk” ( “risk” pour client a risque) car j’avais demandé une allonge roaming data (40 Mb) et un accès réseau “avantage”, qui est Zain le sponsor de la tournée.

En attendant, le magazine Télémoustique est sorti ce mercredi avec un cool papier de Luc Lorfèvre retraçant en 4 pages la première semaine de notre périple.
Je suis juste dégoûté pour la cover car ils nous avaient promis une accroche couverture…Ils font pire que m’ignorer avec juste un sous-titre succinct et dédaigneux : «De Kinshasa à Matadi sur l’air d’indépendance cha-cha”, sans le “avec Baloji” logique et ils en font leur cover-story de la semaine («Congo : aller-retour»). Mais l’article est bien mis en avant donc c’est fair….politic as usual !

Vous trouverez aussi un tour report dans la Libre avec accroche couv’ cette fois à cette add.

Au rayon old news aussi, écoutez en “exclu” le remix avec Tom Barman de cha-cha /le jour d’après sur le site d’ Humo et de Moustique.

Mes excuses aux laurent’s, Knotoryus et autres alliés de la blogosphère…i learned my lesson !
Plus d’infos dans les prochains jours !!

love

20 June 2010                    by Baloji

nice video: “bang,bang…je te plumerais” mark ronson ft Q-tip

14 June 2010                    by Baloji

TIME FOR REMIX(ES)

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first stop: diamond city!

http://bit.ly/d8YKpP

14 June 2010                    by Baloji

BLOGNOTE 16 Quand le chat n’est pas là

Congo bateau Kivu

Départ à l’aube pour une ‘cruise-masima’ de plus de 7 heures sur le lac le plus profond du monde.

Retour à Goma. La rumeur dit que les compagnies aériennes asphyxiées par une batterie de nouvelles taxes aéroportuaires imposées par l’Etat vont démarrer une grève nationale et historique jusqu’au au finish… dès le lendemain, soit le jour de notre départ à Kisangani. Ce qui en soit est un bon calcul pour faire passer leurs revendications à 2 semaines des célébrations du jubilé…

A ce moment, l’équipe de WBI décide d’annuler la dernière date de la tournée, et de nous faire rentrer en Belgique par Kigali qui se trouve à 3 heures de route de la frontière rwandaise qui borde le nord de la ville. Kisangani est à plus de 1000 bornes et même par la route, ils doutent que nous puissions y être en moins de 2 jours. Pire encore: de Kisangani, si la grève se prolonge, rejoindre la capitale ne peut se faire que par bateau (ce qui prend 6-7 jours) ou par la route vers l’Ouganda voisin (’voisin’ aux mesures de distance locale) qui est à 800 km…

Les nouvelles fusent et commencent à se contredire. Fabrice(don king), le conseiller de WBI qui devait nous accompagner sur cette date, confirme l’annulation.

Le lendemain, on apprend que la grève a été désamorcée pendant la nuit après tractations. La date est donc maintenue. Mais le matos partis par fret pour Kisangani avait ete retenu la veille à Bukavu dans l’attente de nouvelles sur la situation par le régisseur.

La réservations des chambres d’hôtel avait été annulée ! L’équipe technique ne nous l’annoncera que le jour du concert…

12 June 2010                    by Baloji

Blognote 15 Mabanga

Bukavu speedboat
Nous sommes dans la région des grands lacs. Dizzy me dit qu’on l’appelait à l’époque “la petite Suisse.”
La baie de Bukavu est à ce titre vraiment impressionnante, ‘carte postalique’ comme il dit.

Dans le ’speedboat’ qui nous y conduit, dans des conditions de course nautique, mon voisin de traversée me dit que cette région est le Kenya du pauvre (?). Un peu plus tard le voisin de Monte, mon manager, se soulage dans une bouteille et réussit à nous faire bien rire. Nous sommes tous les quatres pliés sur notre banquette à nous cogner les genoux à chaque vague prise de front sur les 130 km’s qui sépare les 2 ports. Nous sommes 22 dans ce rapide qui ne peut qu’ accueillir 12 passagers…

Après une rencontre avec les gens de 3 tamis (la dynamique asbl qui organise cette date) et Kalo Muluji le chanteur local qui joue avec nous, on s’installe dans un hôtel bien ‘rudimentaire’ du haut de la ville. Il n’y aura pas d’eau pendant les 2 nuitées qu’on y passe…Ce qui n’est pas surprenant en soi, mais même l’eau du seau était douteuse. Ajouté à cela un problème d’évacuation de la fosse sceptique qui rend l’air insoutenable dans les chambres, malgré leur vue imprenable sur le lac. Ce qui repose la question des problèmes d’ adduction des eaux…. Mais ça c’est un autre débat…

La rencontre avec Kalo sera assez intéressante. Il a une carrière de plus de 20 ans au sein de diverses formations tanzaniennes, kenyans et angolaises, ce qui le différencie en terme d’influences et d’ouverture musicale des autres chanteurs de rumba qui évoluent dans un système musical complètement renfermé sur lui même mais copié et apprécié sur tout le continent. Cette scène est par contre précurseur dans le système du sponsoring privé pour pallier l’absence de labels et de producteurs.

En attendant d’éventuels producteurs, Kalo finance sa carrière comme les autres grâce au systeme de ‘mabanga’. Il a un listing de 700 sympathisants/fans qui seront prêts à lui donner 40 dollars si il site leurs noms sur un des titres de son album. Il espère aller à Kin dans les prochains mois avec le soutien de gens de sa région qui y résident pour se créer une base ‘ communautaire’.
C’est ce que font les grandes stars du dombolo depuis des années gagnant ainsi des sommes astronomiques et pas seulement avec leurs contrats à l’année avec les brasseries et compagnies de telecom, mais avec des tas de particuliers désireux de se faire une pub ‘éternelle’ si ils sont cités dans un tube.

Ces artistes sont les seules grandes vedettes du pays, à l’exception de quelques footeux et comiques. Leur influence sur la population est totale. Ils sont à la fois les ambassadeurs, les emblèmes, les modèles de la nation.

Papa dizzy témoigne sur le sujet, du temps de Franco lorsqu’ils composaient des titres à la gloire des politiques, des nababs du cuivre mais surtout pour le président qui fut leur premier supporter, le plus grand mécène de la nation. Mais il a du mal avec ces dédicaces qui sont comme des interférences sur les lignes de chant. Il y a quelques années ces dédicaces étaient en fin de morceaux, sur les interminables parties instrumentales. Mais l’argent appelle l’argent…

10 June 2010                    by Baloji

Blognote 14 Voix des sans-voix

Bukavu 4

L’ambassadrice nous parle au déjeuner de ce que va être l’hommage avant ‘je jour d’après’ des 2 prochains concerts: l’assassinat de Floribert Chebeya, le plus célèbre défenseur des droits de l’homme en RDC, président de « La Voix des sans-voix » (VSV)  Sa disparition fait en tout cas grand bruit dans la communauté internationale ainsi que dans les sphères intellectuelles et la presse congolaises, surtout à Goma (sa ville natale) où, on m’apprendra, que 4 journalistes d’investigation ont été assassinés sur les 3 dernières années  …Sur la sellette : le général John Numbi, chef de la police et homme de confiance du président Kabila. Chebeya avait rendez-vous avec Numbi dans les bureaux de l’Inspection générale de la police le soir de son assassinat. Cette histoire sent la cabale qu’importe l’angle ou le parti qu’on prend.

Ici, chaque discussion mène à la politique et, même en étant de passage, les tensions sont palpables. On a vu de nombreux expats nerveux à Lubum suite aux tensions locales. Pareil à Goma suite aux troubles survenus la veille de notre arrivée. A chaque concert, nous avons à côte de Zain (l’opérateur téléphone ‘partenaire douteux de la tournée’ qui repeint toute les salles de concert où on se produit) des représentants politique locaux qui font leur monologues-louanges habituels.

Nous aurons tout de même été agréablement surpris par Marie Josée Mbonekube, bourgmestre de Bagira (commune populaire de Bukavu où le concert a eu lieu), qui, au-delà de la rhétorique, avance des lignes de pensées et assume sa position avec un aplomb certain. Le Sud Kivu est la seule région du pays où tous les représentants nommés sont des femmes. Je dois aussi signaler que tous ces élus sont assez jeunes (entre 35 et 45 ans).

On sent que le modèle politique est en train de changer. Mais surtout que le véritable enjeu du Congo est 2011…. les élections.
Mais sur ce sujet également, les avis divergent.

8 June 2010                    by Baloji

Blognote 13 Mentalité

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Ma valise est restée 2 jours à Kinshasa dans la confusion des excédents. Le clavier de mon portable ‘bug’, la roulette de mon phone est cassée, donc impossible d’écrire mes blogs ou même de twitter (pour info: les news, les anecdotes sur le tour dans l’immédiat sont sur twitter.com/baloji).

Deux jours de flottement…

Première tension au sein du band autour de la question des per diem…on est à court de fraîche ! On n’arrive pas à suivre le rythme des restaurants. La vérité est qu’à Kin, manger coute cher, entre 15 et 25 dollars le plat ! Pourtant notre sélection est assez basique, en mode valeur sûre (poulet, tilapia, mouton et encore poulet). Kin est plein de restos mais même à Bandale on paye ce genre de prix. Et puis, il faut inviter la franche locale du band, l’entourage, les chauffeurs,… ce qui augmente sérieusement la note. Alors que les tarifs ont diminué de moitié en quittant la capitale enclavée, les factures restent les mêmes et plus personne ne veut payer pour les autres. Kathryn Brahy, la déléguée de Wallonie Bruxelles International a décidé de prendre en charge les diners sur les soirs de concerts pour garder le cap.

Le régisseur de la tournée (José) parle d’argent en disant la mentalité. J’ai encore du mal à comprendre la subtilité du truc mais l’expression est parlante… Même au pays de l’informel et du rafistolage, it’ s all about cash…

7 June 2010                    by Baloji

Blognote 12 Goma Panorama

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Après le studio mobile.. l’équipement concert mobile… Jeudi départ de Kinshasa avec plus de 850 kg de matos et un excédent en poids qui triple toute les estimations de José (le régisseur de la tournée).

La grosse caisse est juste couverte d’un bout de carton, le clavier n’est pas en flycase pour ‘que les agents et les bagagistes le voient bien et le prennent avec précaution’. On décide dans ces conditions de faire passer les guitares et les basses en bagages à main.

Nous sommes les derniers à embarquer après quelques stress sur le manque de fraiche pour l’excédent. On assiste, malgré une coupure, à un contrôle d’identité dans un bureau éclairé à la lampe de poche et au gsm. Ils porteront une attention particulière à mon dossier pour mon nom ! Et ils essaieront de faire comprendre aux 2 ‘frenchies’ de l’équipe qu’ils doivent mettre la main à la poche..ce qu’ils ne feront pas mais chose que Dizzy fait à merveille. Il donne à tous les postes de contrôle où l’on nous arrête 2 billets de 500 préalablement préparés qu’il sort avec un discrétion feinte dans une poignée de main. Pour le business parallèle, les aéroports sont des top spots ici ! A tous les échelons: que ce soit pour les gradés, les médecins, les composteurs, les vendeurs ou pour les porteurs de bagages.

Direction Goma, avec une escale à Kisangani. On survole le lac et on est subjugué par la fôret autant qu’ on flippe à chaque secousse ou appel du capitaine pour prévenir les zones de turbulences. Philippe est le plus tétanisé par l’avion de l’équipe. J’ai eu la bête idee de lui parler du crash survenu il y a 2 ans lors de la descente sur Goma d’un vol Hewa Bora…Du coup,on a tous partagé ce sentiment…

La descente sur Goma se fait littéralement sur la ville, sur le centre ville… La ville est cernée par le lac. La frontière du Rwanda est juste à quelques centaines de mètres. Le sommet des volcans se cache derrière la buée. Des pierres volcaniques recouvrent toute la ville et en font les pires routes qu’on ait vues dans ce pays, ils les appellent ‘les kryptonites’ (référence aux pierres dans superman)… Goma est bâtie sur des cendres et, ici, ils disent que leur sang est de la lave. Le plus gros contingent de la MONUC en RDC est sur le chemin de l’aéroport, mais la ville est paisible, en reconstruction.

On rencontre le groupe local avec qui on partage la scène. Leur nom: Trilogy. On s’entasse dans un bus VW dont le chauffeur se nomme “je t’aime” mais il se fait appeler Jack Bauer (héros de la série 24) et son véhicule est complètement habillé à la gloire de Jack.

Le soleil se lève vers l’est…

7 June 2010                    by Baloji

Blognote 11 Lubumbashi quiétude

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Arnaud Chamey, mon ingenieur du son, est guerrier, juste dévoué à sa cause.
Après avoir complètement recablé le systeme sono du centre WBI de Kin pendant 2 jours, il est arrivé sur le plateau de Lubum vers 9h du mat pour installer le PA et le backline (son et instruments) avec Emile le directeur technique du centre mais qui n’est pas à l’aise dans le rôle de roady. Ils ont du faire venir 3 systèmes de sono avant d’en avoir un qui fonctionne ! Du coup, à la bourre…
Ils bossent sans bouffer jusqu’a 18 heures …heure du concert RJ Kaniera; le groupe phare de la scène locale avec qui nous partageons la scène.
Mais le matos l’a abandonné, lui a jeté un fétiche à l’heure du gig avec les micros qui sifflent, le retour de Dizzy qui rend l’âme juste avant de monter sur scène, quelqu’un en voulant prendre une photos débranche le côté gauche de la facade son, changement de micro à répétition pendant le concert, Didier se plaint de ne pas s’entendre non plus…
Mais on doit assurer l’essentiel et faire le show comme si de rien n’était.

Plus tôt dans la journée, le directeur du centre français insistait sur le fait que le public lushois est peu expensif, peu démonstratif; que l’audience reste assise tous le long. Mais au moment de démarrer le concert, on se rend compte que cette configuration assise ne fonctionnera pas. On joue en extérieur, dans la cour du centre et le public s’entasse dans le fond de la cour et à l’intérieur du hall d’entrée, amassé derrière les grandes vitres. Personne n’ose avancer dans la cour ou même se mettre au milieu des chaises, les consignes sont suivies à la lettre. Ces chaises qui se trouvent à 6-7 mètres de la scène pour laisser de l’espace aux danses éventuelles…

C’est la première date de la tournée qui n’est pas sur invitation, le concert est gratuit et le public est jeune et assez branché rap. Mais on n’ arrivera jamais à captiver cette audience ou du moins à l’enthousiasmer. Même pas avec “..congo” car n’ayant pas la culture du rappel, le public quitte la salle et avant que l’on ne comprenne ce qui se passe, nous sommes déjà en loge.
Même le lancé de guitare dans le dos de Dizzy sur ‘kesho’ n’y fera rien.

Le directeur du centre m’avait demandé qu’au moment de monter sur scène, je dise que RJ Kaniera allait nous rejoindre pour un duo. Dans le cas contraire, nous allions jouer devant une assemblée clairsemée car la majorité des gens venaient juste pour le voir…Il n’en fut rien ! On ne refuse jamais de collaborer avec des artistes mais pas quand c’est orchestrer….Donc je n’ai pas suivi ce conseil avisé.
Les réactions de l’audience pour leur héros local (il a été elu meilleur artiste rap/urbain du Congo et il est sélectionné pour représenter la RDC lors du prochain Gabao festival fin juin) seront du même acabit: tièdes et polies.

RJ est un band composé d’un rappeur lead, un backer, une chanteuse, un dj et 2 danseurs. Ils dansent tous synchro façon dancehall avec des chorégraphies ” helicopta” façon elephant man ou chris (toaster français) pour une vibe dombolo-ragga consciente.

Lubumbashi indomptable et intraitable…

On quitte la ville au petite heures pour retourner à Kinshasa, après une second visite à l’exceptionnel restaurant ‘Versailles’.

Affaire à suivre pour tous

4 June 2010                    by Baloji